dimanche 24 novembre 2013

LES FEUX DU PHARE



<< Ce n’est pas que nous ne savons pas. Ce n’est pas qu’on ne nous a pas enseigné « le chemin, la vérité et la vie ». En fait, c’est que nous avons analysé les vérités métaphysiques du seul point de vue intellectuel, que nous les avons abordées comme si elles n’étaient que théoriques, et que nous avons perdu la foi dans leur utilité pratique lorsqu’elles concernent les affaires ordinaires de la vie. L’intellect seul ne peut jamais discerner les vérités intérieures. Il ne peut les percevoir que grâce à la lumière qu’émet le cœur. Un nuage sombre du manque de foi couvre toujours l’âme qui s’est enseignée à elle-même comment penser, c'est-à-dire celle qui a transformé son mental en un semi-paradis intellectuel où ce dernier règne en souverain, analysant et classifiant les fragments que la mer de la vie humaine rejette sur ses rives. >> 
(LES FEUX DU PHARE -Temple des Gens)

Monographie complète en pdf

samedi 16 novembre 2013

Au secours, la Médecine est malade !


Mon propos souvent acerbe et critique sur l’état actuel de la médecine en occident n'est pas dirigé contre les médecins qui sont souvent des personnes honnêtes et dévouées et qui veulent réellement le bien de leurs patients.
La question est de comprendre -et nombre d'entre eux ouverts aux disciplines extrascientifiques complémentaires de la médecine le constatent- qu'il ne leur est pas permis, du fait de l'organisation et l'infiltration du corps médical par des intérêts partisans et surtout financiers, de favoriser les nouvelles directions qu'ils seraient tentés de suivre ou utiliser en complément, comme les médecines énergétiques, spirituelles, etc.
Le propos est de comprendre que c'est le système que je remets en cause, fondamentalement et résolument, le système de l'argent, autrement dit le vieux paradigme axé sur la peur, l'antagonisme et le profit.

La médecine est dominée par une mentalité de guerre, parce que les industriels ne sont pas capables d'une autre mentalité s'ils veulent opérer des profits et développer leurs activités (bien souvent destructrices).
Les forces qui se sont emparées de la médecine et prétendent la diriger, la régenter, donc interdire ce qui ne leur plait pas, sont des forces de mort, une mafia dont Hippocrate doit déplorer la hideur en se retournant dans sa tombe douloureusement !
Ça ira mieux lorsque cette dictature du ‘chimisme financier’, ce fascisme idéologique, écrasant tout ce qui ne lui est pas rentable comme on le ferait d'insectes, sera détourné par les gens concernés, de toutes les façons possibles et imaginables (ce qui arrive déjà, puisque dans de nombreux hôpitaux, les services de magnétiseurs sont requis officieusement, et que de nombreux médecins travaillent en collaboration avec des énergéticiens).

On me dit : « 
curieusement, les systèmes sont le fruit des personnes qui ont tous de bonnes intentions, individuellement ».

La raison en est que d’autres personnes, qui sont une minorité puissante, prétendent décider à la place de tous et c'est là que ça ne va plus.
L'Ordre des Médecins qui réglemente la profession serait selon certaines sources une émanation des lobbies médicamenteux, qui y seraient représentés, dans quel but ?
On se doute qu'ils ne vont pas aller contre leurs propres intérêts, ces laboratoires qui on le sait par ailleurs, ont assez de puissance pour influer politiquement, médiatiquement, et par le biais des financements sur l'éducation et la formation des membres du corps médical.

Des médecins de bonne volonté sont ainsi déformés et détournés de toute méthode qui ne serait pas agréée car non rentable. 
Pas un mot sur de nombreuses choses utiles dans les études qu'ils font. 
Après ça, et avec toute la meilleure bonne volonté du monde, s'ils ne font pas un effort personnel pour s'informer au delà de ce qui est imposé (euphémisme pour désigner aussi les jolis cadeaux et ristournes qu'ils peuvent recevoir s'ils se font ’dealers’ au service des labos, lire les témoignages de visiteurs médicaux repentis, pour avoir une idée de leurs méthodes de corruption, car c'est de corruption qu'il s'agit, ça non plus c'est pas expliqué clairement dans les études financées par les labos !!!), j’estime qu’ils ne sont pas aptes à juger de ce qui peut réellement aider les patients.

Je ne parle même pas de la guerre contre les 'sectes' : ce n'est qu'un autre volet politico-médiatique de la diabolisation des médecines spirituelles gratuites et efficaces, ils le savent très bien, sinon ils ne se donneraient pas tant de mal pour les combattre !

 
 

vendredi 15 novembre 2013

La Colère

La colère est une phase de découverte de soi, la traversée d'une partie de l'ombre, il est donc positif de la contacter, elle est en lien avec l'essence qui fut bafouée à un moment donné de la vie. Cette colère ayant été occultée pour des raisons de survie, elle fut 'stockée' pour être affrontée plus tard. La difficulté est de ne pas mélanger cette colère ancienne qui se réactive souvent sous l'influence de situations présentes symboliques de la situation initiale ayant provoqué cette colère terrible, avec les déclencheurs actuels qui y renvoient et qui sont innocents (vos proches) et à qui donc, il ne faut pas la faire porter, ce qui pourrait être extrêmement destructif pour eux.

Essayer de savoir à quoi cette colère ramène n'est pas toujours aisé, car certains souvenirs comme des souvenirs intra-utérins, de la naissance ou des premiers mois ne sont, bien souvent, pas accompagnés d'images, ils sont seulement émotionnels.
Mais on peut savoir intuitivement en quoi consistent les blessures en observant le lien entre elles et la situation présente.

Il peut être utile de se réserver des plages de solitude et même d'isolement, en un lieu sécurisé, seul ou accompagné par professionnels, où on puisse s'autoriser à vivre sa colère, car il est très difficile de l'extirper sans y pénétrer profondément et donc, si elle est très violente, elle peut amener des extériorisations physiques telles que cris et gestes incontrôlables.
 La pratique d'un sport, d'un art, d'un travail corporel peut permettre de canaliser aussi la colère vers l'extérieur en l'investissant physiquement, au fur et à mesure qu'elle se manifeste.

La traversée de la colère et sa guérison nous met en lien avec notre vraie force. Une fois calmée, contrôlée et utilisée avec maîtrise. Elle est une partie de notre essence à laquelle nous avions dû renoncer pour nous conformer à ce que la vie semblait attendre de nous étant enfants.
Elle est possiblement aussi en lien avec des situations qui ne font pas partie de cette incarnation.
Cette traversée de la colère peut durer quelques jours, semaines, voire mois.

Les couches profondes de la colère sont souvent une terreur profonde en lien avec la possibilité de mourir.
Chaque nouvelle compréhension de situations est l'occasion de rectifier le faux moi illusoire, il convient de 'réécrire' ses souvenirs et ses idées sur soi-même, à la lumière de la nouvelle conscience de façon à redresser le mental au fur et à mesure que l'émotionnel se guérit. C'est cette opération qu'on appelle souvent improprement se 'dépouiller de l'ego'. Non pas 'tuer' l'ego (l'ego meurt de sa belle mort... ou reste bien vivant ! mais on ne le 'tue' pas...), pour ne plus avoir de moi, mais rétablir un moi conscient qui soit basé sur l'essence, dont cette 'rage' de vivre légitime, qu'il faut (ré)intégrer, à laquelle il faut s'habituer pour en faire une alliée, et non plus servir un faux moi en carton pâte, basé sur la peur dissimulée sous un masque mensonger destiné à 'tromper l'ennemi', hélas en se trompant aussi soi-même.

Pendant ce travail une partie de notre conscience reste spectatrice et neutre, ce qui fait qu'on peut en réalité mettre fin à cette connexion aux couches profondes à chaque instant, si la situation n'est pas propice à l'évacuation émotionnelle. C'est pourquoi il peut être si précieux de canaliser cela dans des circonstances propices, lorsque personne ne risque soit de prendre des éclats qui ne lui seraient pas destinés, soit de provoquer la réactivation du système de défense et le retour de la colère aux oubliettes (avec souvent pour résultat le retour aussi des somatisations qui étaient l'expression de cette colère s'exprimant par une maladie faute de pouvoir accéder à la conscience)...

Les signes infaillibles qu'on se trouve dans le vrai et non dans une illusion de guérison sont : la disparition des symptômes physiques de maladies, et la joie qui est tout de suite derrière les prises de conscience.


La pratique d'un art comme le chant ou la comédie peut être très bénéfique pour canaliser des émotions violentes d'une façon acceptable socialement... Beaucoup d'artistes sont de grands malades qui se soignent de cette façon, et les rappeurs me font à cet égard l'effet de colériques chroniques ! Mais il y a un danger toutefois à systématiser la colère ainsi, c'est de l'entretenir d'une façon artificielle, au lieu de la guérir. Le but n'est pas la colère, même si on en fait un gagne pain (ce qui comporte un danger pour soi et les autres), mais la guérison de celle-ci pour atteindre la joie dont elle bloque l'accès...

Chaque nouvelle libération d'affects anciens fait de la place nouvelle où l'on peut avantageusement accueillir 'la lumière' (la conscience), ce qui peut être douloureux comme lorsque le sang revient dans un membre qui était paralysé. Mais il y a parallèlement un sentiment de paix et de libération qui suit ces prises de conscience.

Dernier point important : ne pas confondre une légitime colère du présent (face à un manque de respect de sa personne par exemple, ou face aux injustices et horreurs du monde, colère sainte si on peut dire, même pour ce qui est de se défendre soi-même) avec une remontée de colère ancienne provoquée par la symbolique d'une situation (et dont le déclencheur actuel n'est pas responsable, dans ce cas)...

Il arrive aussi qu'une colère soit un mélange de présent et de passé : elle semble légitime au vu de la situation actuelle, alors qu'elle comporte une 'branche occulte' qui résonne douloureusement dans le passé et qui vient l'envenimer. C'est à nous, donc, de prêter attention à ces ramifications, d'en suivre les implications qui nous mènent sur le chemin de notre ombre, de façon à la clarifier pour faire la part des choses et avancer dans la connaissance de nous-mêmes.

mardi 12 novembre 2013

Pensée du jour

J'aime avoir raison ! Mais surtout pour le fait qu'il me fait plaisir de penser qu'une vérité est vue pour telle, car il y a partage de ce qui n'est pas moi mais appartient à tout le monde, pourvu seulement que cela soit vu et compris.
C'est à dire vécu ou en voie de l'être, car qui peut dire qu'il a tout compris et que le chemin est arrivé à son terme ?
 

Il n'y a pas de terme au chemin et donc la vision de l'essence n'est qu'un début qui la fait grandir et qui fait donc surgir continuellement des spectres de l'ombre, car l'ombre remonte à loin loin loin avant même cette incarnation présente...
 

Tous les articles et pensées du jour de Tom, en attendant de les avoir tous transférés ici : https://www.facebook.com/tom.raggs/notes

Le Juge Ment !


Il m'apparait que la question n'est pas de ne pas juger, car toute évaluation est un jugement, tout idée, tout énoncé est un jugement, et sinon est de la même essence mentale que lui.
"La rose sent bon" est une constatation qui peut être comparée à un jugement, pourquoi ? Parce qu'il y a plaisir, prise de conscience du plaisir, constatation de l'objet qui est la cause du plaisir, et énonciation de cette série d’événements en un raccourci :  il y a un jugement favorable sur la rose par l'adjectif 'bon'.
Le vrai aurait été mieux cerné si j’avais dit : « cette fleur a opéré en moi la perception d’une odeur qui a provoqué des sensations agréables ». Ainsi on n’aurait pas été centré sur la cause supposée, mais aurait rendu compte de sa propre expérience. Car il se pourrait en fait très bien que cette odeur soit perçue par quelqu’un d’autre comme extrêmement désagréable, (supposons) !
La même chose pourrait être dite sur les jugements défavorables : "la poubelle sent mauvais."

Si j'applique cette même façon de faire et de dire aux relations humaines, ça devient source de difficultés à cause du fait que l'autre peut se sentir blessé par le miroir qu'on lui tend par des propositions du genre « t'es con » (ou flatté « t’es génial »). Pire encore si on met un article : « t’est UN con, t’es UN génie » comment ne pas se sentir concerné au plus intime par ces formulations ! Car si je ne suis pas éveillé à ma vraie nature et que je m’identifie à ce que dit l’autre, faute de connaître qui je suis vraiment, il y a danger d’être blessé, ou de voir s’exciter un orgueil inapproprié.
Forts de ces constations continuons l’investigation.

Première question : d’où vient la blessure, ou le plaisir ?
Réponse : de mon ignorance de moi-même et non pas du jugement, donc.
Deuxième question : est-il possible de ne pas juger du tout ?
Réponse : oui si on reste en permanence dans le non agir, le non moi, l’état de non pensée. C'est-à-dire que, en pratique, il est quasiment impossible de ne pas porter des jugements dès lors que l’on commence à définir les choses de façon à les énoncer, en se servant donc du mental pour communiquer avec autrui. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il est plus simple d’identifier et raccourcir les propositions plutôt que signifier laborieusement en quoi je parle de ma perception subjective de la chose, et non de la chose objective elle-même qui reste de fait dans le domaine de l’inconnu, chacun n’en ayant qu’une perception subjective, toutes ces perceptions n’étant pas identiques.

Conclusion (provisoire) en forme de question :
S’il est impossible de ne pas juger du tout dès lors qu’on pense, la question véritable est : « comment apprendre dans les relations à formuler une opinion, une idée, une perception d’une façon qui ne soit pas perçue comme ‘jugement’ (donc expression d’une autorité, d’un pouvoir coercitif qui se permet de disposer de la liberté ou de la vie d’autrui, car le jugement appelle, en droit judiciaire, la sanction ou l’absolution et même la récompense, c’est ainsi que nous sommes socialement conditionnés.) »

Conclusion (provisoire) en forme de réponse : Centrons notre communication relationnelle sur notre propre ressenti, surtout s’il est négatif : « Je suis blessé par ce que tu viens de me dire, car ceci et cela », et non pas « tu es méchant, mauvais, stupide, etc. de m’avoir dit cela… » Car quand le ressenti est positif, bizarrement, personne ne songe à dire « ne juge pas ! » : on adore s’entendre dire : « tu es un amour, un ange, mon bienfaiteur… » plutôt que : « j’aime ce que tu me dis, cela me renforce dans une image valorisante de moi ».

Pourquoi en est-il ainsi ? Non à cause d’un quelconque jugement, je l’ai dit, mais à cause du fait que nous sommes sans cesse portés à nous identifier aux propositions d’autrui, pour les ajouter au magasin des masques des représentations de nous-mêmes.

La connaissance de notre vraie nature nous délivre des jugements d’autrui, même si le réflexe conditionné nous porte encore à préférer la flatterie que l’insulte, ces définitions de nous par les autres n’ont plus le pouvoir de réactiver nos blessures secrètes, car l’éveil à notre vraie nature aura entre temps opéré un assainissement de cette partie douloureuse de soi-même.

(Boutade : comme son nom l'indique, le mental ment... et donc le juge... ment aussi !)

dimanche 10 novembre 2013

Chorus, man !




La virtuosité n'est pas séparable de la spontanéité.
Le travail de l'improvisateur jazz est perpétuel lâcher prise, action dans le non-agir, c'est à cette condition qu'il "prend son pied". Il est un compositeur spontané, contrairement au musicien classique qui se doit de reproduire l’œuvre d'autrui, note à note, ce qui rend plus difficile la faculté de courir au cul de la muse dans ses folles escapades !

 
J'applique cette attitude spirituelle acquise dans la musique à d'autres activités comme l'écriture et n'écris pratiquement qu'en "écriture automatique", ce qui n'est qu'un autre nom de l'improvisation littéraire...
Pour cela, je ne réfléchis pas à ce que je vais dire, me contentant de demeurer en état de réceptivité; les techniques de maîtrise (dactylo, grammaire, orthographe, techniques narratives et réflexions sur la fonction de l'écriture, etc.), sont alors utiles...

Le plus important dans tout ça est la conscience claire, acquise par la pratique de la méditation, la discipline de vie, sur la non toxicité notamment, l'alimentation, la respiration, etc. alors l'art n'est qu'un résultat corrélatif.
 
La véritable œuvre est de conscience : le Grand Œuvre, l'art n'est que le petit œuvre qui vient signer le grand, mais n'est pas lui.

La Facture

" La Facture est une Fracture qui n'a pas l'air. "
(Extrait des pensées du soir de Tom Raggs)



Oui, je sais, mais que voulez-vous ya des jours avec et des jours sans, aujourd'hui est un jour :
      a) avec*
      b) sans*
*Rayer la mention inutile (dans votre tête, merci)

Vous avez répondu "avec" et vous avez raison !!!
En effet la fracture sociale est due au système de l'argent donc au niveau collectif cette pensée se vérifie.
Au niveau individuel, celui qui présente une facture à un mauvais payeur risque également une fracture, donc la pensée se vérifie également !

commentaires facebook : La Facture

samedi 9 novembre 2013

Ce qui EST

Science de l'être : ONTOLOGIE
Science du paraître : HONTE AU LOGIS !
(Tom Raggs)


Dans la tradition occidentale de la philosophie, on considère que Parménide est le père de l'ontologie. Parménide appartenait à l'école éléatique, située dans la ville d'Élée, dans le sud de l'Italie actuelle.
Il pose comme vérité première le fait que ce qui est, l'être, est, et qu'il est sans négation et sans altération.
Seule la doxa, l'opinion changeante ou confuse, qui nous écarte de la vérité, nous fait croire à ce qui n'est pas.
La doxa est un concept utilisé aujourd'hui par certains philosophes. (Wikipedia)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parm%C3%A9nide
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ontologie_%28philosophie%29

Ce qui EST is on Facebook

vendredi 8 novembre 2013

Blessures




L’éducation et les premières expériences traumatisantes de la vie sont souvent à l'origine d’un schisme entre les êtres et leur essence.
L’origine du malheur, du désespoir actuel de beaucoup de personnes vient en grande partie de là.
Qu’il soit presque impossible d'éviter ces blessures qui nous coupent de nous-mêmes, cela nous oblige à concevoir qu'un travail spécifique est à faire chez pratiquement tout le monde pour retrouver l'état naturel.
Paradoxal, certes, mais c'est comme l'art, c'est au bout d'une longue discipline que la maîtrise atteint à la spontanéité, que l'être artificiel civilisé retrouve une morale intérieure basée sur l'amour, non plus extérieure sur la peur.

La caractéristique principale de ces blessures est qu'elles sont occultées, oubliées car très anciennes, enfance, vie prénatale, et même en provenance de vies antérieures...
Ces blessures sont recouvertes par un faux moi, systèmes de défense et idées mentales erronées qui n'ont pas d'autre fonction que de maintenir la douleur hors de la conscience.

Il faut donc du courage et une forte volonté de savoir, pour les affronter, et pourtant les exposer à la lumière bienfaitrice de la conscience, c'est le seul moyen de les guérir...

jeudi 7 novembre 2013

Éveil de lame




"L'ego est comme un couteau effilé, les maladroits se coupent les doigts et font du mal autour d'eux, les sages sculptent des œuvres d'art."

Tom Raggs

Le Mental



 L'image du cylindre qui n'est ni un carré ni un rond est une bonne métaphore de l'illusion de compréhension crée par le mental qui a toujours un angle de vue, et n'est donc effectivement qu'une partie fragmentaire de la réalité qui, elle, ne se laisse pas enfermer dans des idées par essence limitatives.
Réalité physique comme réalité spirituelle.
Le mental produit des petits objets, des contenants, qu'on nomme concepts, symbolisés par des mots renvoyant à d'autres mot-concepts, et qu'on aligne soigneusement comme des chapelets de crottes de biques et on appelle cela des idées !
On peut aussi penser par images, comme avec le cylindre, donc sans l'aide du discours et là, la pensée acquiert une plus grande efficacité tant de compréhension que de projection-action.
Mais il convient de rester conscients du fait que la pensée peut mener aux pires illusions et aux pires erreurs si elle n'est pas tempérée, encadrée et supervisée par une vision spirituelle directe sans concepts ni images, donc sans éclairages partiels et facteurs d'illusions.

Tom Raggs

mercredi 6 novembre 2013

Mémoire et Impermanence


Que l'univers soit impermanent dans le sens où il permet en son sein l'impermanence des évènements et des êtres, du moins dans leur manifestation visible, ne signifie pas qu'il n'existe pas, sous-jacent à celui-ci, un autre monde, plusieurs autres mondes, permanents ceux-ci, non visibles depuis celui matériel, mais auxquels on peut avoir accès en explorant sa propre conscience.
Toute mémoire semble stockée dans des plans non matériels, subtils, au niveau individuel comme au niveau collectif, impersonnel.

Les sciences initiatiques nomment cette mémoire de l'univers Annales ou Plan Akashique.

L'Akasha ou substance primordiale ou éther serait impressionné comme une plaque photographique, et donc tout ce qui arrivé depuis le début (quel début, cette notion est un concept duel, matériel, qui n'a pas de sens dans le 'monde' spirituel') serait effectivement conservé quelque part.
S'il n'y avait pas ce système de conservation, l'univers qui est un et fonctionne comme une entité vivante, organique pourrait-on dire, ne pourrait pas coordonner son développement.
Il a besoin de savoir ce qui est arrivé à chacun des êtres qui le constituent pour pouvoir lui offrir un avenir qui correspond à ses besoins évolutifs.
On constate que c'est bien le cas : les situations qui nous sont présentées sont toujours les meilleures pour nous permettre de grandir en conscience...

Mémoire et Impermanence sur Facebook

dimanche 3 novembre 2013

Une Spiritualité "laïque" ?



Pour s'exprimer il est vrai qu'il faut essayer de faire simple le plus possible pour faire comprendre ce qu'on vit et ressent. Mais l'expérience intime, subjective par définition, est souvent intraduisible et difficile à conceptualiser, car les théories et les voies spirituelles qui nous servent de références sont profusion, entrent parfois en contradiction, et c'est là que les ennuis commencent, si on peut dire !
Le gros 'problème' des personnes spiritualistes ne vient pas de leur spiritualité, mais du fait que, dans une société laïque (autant dire largement influencée par une oligarchie à tendance mondialiste et franc-maçonne, dont le but est de garder le contrôle et non pas faire l'éducation du peuple), oligarchie donc largement matérialiste dans sa réalité de pouvoir, et favorisant volontairement au niveau public un paradigme matérialiste, donc, il devient de plus en plus difficile de parler spiritualité.

C'est pourquoi je pense qu'il faut aussi avoir le courage de 'choisir son camp'.

Dans la doxa (ensemble des idées toutes faites qui circulent dans le tissu social), un 'illuminé' est un farfelu incrédible qui vit dans le rêve et de douces illusions !!!
Mais cela n'est pas le sens initial de ce mot : pour moi un illuminé est, reste et sera toujours quelqu'un qui a atteint l'illumination (ou qui a pour le moins quelque lumière intérieure, disons qui est habité par l'Esprit et s'est rendu capable de compassion...)
La folie anti secte qui règne en France est voulue et initiée et propagée, entre autres acteurs malfaisants, par les laboratoires pharmaceutiques, qui ont une incroyable puissance financière et qui peuvent de ce fait par lobbying corrompre les politiciens et faire voter les lois qui les arrangent, et également faire pression sur les médias pour présenter la question des minorités spirituelles et des ordres initiatiques de la façon qui va favoriser leur commerce au maximum.
Ils ont fait ceci pour créer un amalgame entre spiritualité, sectes, et médecines alternatives qui les concurrencent et leur fait perdre de l'argent.

Car la vrai guérison est spirituelle et gratuite donc les spiritualistes sont leurs ennemis !

Alors dans un tel contexte, il est difficile de parler spiritualité d'une façon totalement 'laïque', sans aucune référence à des religions, des notions d'énergie, de reliance, d'ouverture des chakras, etc. Je ne crois pas qu'il faille renier et oublier ce que les sciences initiatiques ont dit depuis des siècles ou des millénaires sous prétexte que la doxa (par les manipulations qu'on observe depuis des décennies) veut nous maintenir de force dans une optique (un paradigme) matérialiste.

Je suis d'accord pour ne pas complexifier par plaisir d'être 'délicieusement et occultement incompris', mais pas d'accord pour simplifier à l'extrême et gommer des notions importantes comme celle que le monde spirituel existe et est une réalité, même si nous le comprenons très mal, et qu'il existe aussi des techniques (c'est le but des pratiques et des initiations spirituelles) pour favoriser notre développement et notre maturation intérieures.
 
 Tom Raggs

(Photo : intérieur d'une loge FM, "Les Pierres Vivantes", extraite du site : http://pierresvivantes.hautetfort.com) : ne dirait-on point une église ?)

vendredi 1 novembre 2013

L'imagination


Cette faculté est en lien avec le monde spirituel, et souvent ce dernier nous parle par le truchement de rêves, de visions, ou d'idées qui nous viennent subitement. L'imagination est en lien avec l'intuition, elle peut en être le langage.


Mais, tout comme la respiration, qui peut être spontanée, inconsciente, ou au contraire volontairement modifiée, consciente, l'imagination peut fonctionner spontanément ou volontairement.

Spontanée, elle est dans ce cas "réceptive" à l'énergie des mondes supérieurs, reflétant dans notre esprit des choses réelles qui se passent à l'extérieur dans d'autres lieux ou d'autres temps, chez d'autres personnes.

Volontaire, l'imagination est "active" ou "émettrice" et fonctionne différemment : nous avons dans ce cas la possibilité de façonner des images qui nous conviennent, et à ce moment c'est notre imagination qui influe sur le monde extérieur, et non pas l'inverse (comme en mode réceptif)...


La visualisation est importante dans ce qu'on appelle la Loi d'Attraction : ce qui est visualisé est attiré dans notre vie. Cela est la bonne utilisation du mode actif.
Le mode passif en revanche nous renseigne sur le monde extérieur, ce qui risque d'arriver, la façon dont les autres nous perçoivent, les opportunités favorables ou les dangers, etc...

Les deux modes de l'imagination sont donc utiles...

Tom Raggs

Les Définitions de Tom Raggs : THINK TANK


THINK TANK : Réunion de sommités intellectuelles, financières, politiques, où la pensée est utilisée comme une arme de combat stratégique impérialiste.

jeudi 31 octobre 2013

Libre arbitre et liberté.



Le libre arbitre existe,  bien sûr, mais est illusoire...
Lorsqu'on agit à partir d'un état libre, "libéré", dans le non-agir, en dehors de l'ego, de tout plan préétabli, de tout but, de tout désir ou peur, il n'y a pas de choix.
L’action pure, ou réelle, ou juste s'opère d'elle-même sans qu'il soit besoin de recourir à la notion de libre arbitre.
Car lorsqu'il y a nécessité d'un choix et usage du libre arbitre qui permet ce choix, c'est qu'il n'y a pas liberté.

Ainsi la liberté réelle est à l'opposé de la conception habituelle de ce qu'est la liberté.
C’est dans l'acceptation totale et l'abandon au Principe, quelque soit ce qu'il pourrait nous amener à faire ou à dire que se trouve la paix, le repos, le non agir tant vanté, donc la liberté d'être véritables.

Tout le reste est contraintes, conflits, jeux d'influences intérieures ou extérieures qui sapent la paix, et dilapident l'énergie inutilement, la rendant antagoniste à elle-même et impropre à la concentration ou la convergence nécessaire pour que celle-ci soit consacrée à la luminosité intérieure si on peut dire ainsi...

Tom Raggs

mercredi 28 août 2013

La "Mort de l'Ego" et la "Montée de la Kundalini"

L'ego

L'ego ne "meurt" pas : étant une illusion d'optique, il ne peut disparaître car il n'existe pas réellement; simplement, l'illusion est transcendée, et l'identification à cette image de soi qu'on a façonnée (et c'est normal) cesse. 
Mais il demeure en l'être des fonctions protectrices liées à des émotions telles que la colère, le besoin de contrôle, de définir des limites, etc.; cela est une nécessité structurelle de l'incarnation et ne peut cesser, même si l'être n'est plus enfermé en ce seul aspect et étend désormais sa conscience en sa partie non duelle, jusqu'à la conscience du Principe Unificateur/agent purificateur...
Ce n'est pas cette perte de l'illusion d'être un moi séparé, la sortie de la boite, de la conscience duelle, qui est la cause de la "montée de la kundalini". Ce serait plutôt le contraire : c'est la kundalini qui, en opérant des nettoyages d'énergies stagnantes, opaques, permet aux illusions d'êtres dissipées et refondues, réintégrées dans une plus vaste perspective.

Les serpents du caducée, symbolisant les deux canaux ascentionnels de la kundalini ou force sexuelle, ou chi, ou prana, ou orgone, et mille autres noms qu'on a donnée à la bioénergie.

La kundalini

Il n'y a pas "une" kundalini, cette image est générique et désigne un grand nombre d'énergies différentes, en interaction les unes avec les autres. Gurdjieff disait qu'il y a 7 éveils successifs de la kundalini.
La métaphore du serpent lové au chakra racine, qui s'éveille et remonte ensuite est une parabole pour fixer l'image selon laquelle le chakra racine doit être purifié et contrôlé de façon à permettre à l'énergie vitale de remonter le long de la colonne vertébrale et vitaliser et fortifier les chakras supérieurs. Mais tout n'est pas atteint de ce seul fait, chaque chakra peut et doit être travaillé, fortifié et guéri, ensuite.
L'éveil de la kundalini n'est que le début d'un long processus, et rien n'est atteint encore.
 (Photo : les serpents du caducée, symbolisant les deux canaux ascensionnels de la kundalini ou force sexuelle, ou chi, ou prana, ou orgone, et mille autres noms qu'on a donnée à la bioénergie.)

La Lumière

L'énergie dénommée "de la Source" ou Lumière ou Principe, etc. etc. ne vient pas de la kundalini, bien que la kundalini correctement développée soit le véhicule que la Source emprunte pour opérer son travail dans le système individuel. on peut dire que la kundalini est l'aspect corpusculaire du chi individuel, et que la Source lui infuse son aspect vibratoire, pour employer une image quantique...

Le Centre

Il existe au centre de l'être un point, proche du chakra du plexus solaire, mais à un niveau plus profond, qui a été appelé le "noyau rayonnant", et qui est le point unitaire par où la Source se manifeste. Cette force ensuite se diffuse dans les chakras selon le septénaire bien connu, et recharge le sacrum/racine et la couronne/crâne en "lumière" ou énergie unitaire, qui peu à peu remplace les énergies vibrant dans les fréquences inférieures duelles.

Alchimie énergétique

Il y a donc une lente transmutation de la qualité énergétique globale, c'est ce qui est appelé formation du "corps de gloire", ou "corps de lumière", c'est ce qui permet à l'être de se trouver en phase avec son âme (qui est constituée de cette même matière, ou tout au moins en relation privilégiée avec notre véhicule constitué de cette matière, appelé quelque part merkabah).
La dominance de l'ego, qui n'est qu'une focalisation de la conscience sur les fréquences des énergies opérant dans le monde matériel, dit de la dualité, énergies ne possédant pas le caractère d'incorruptibilité de l'énergie en provenance de la Source, est dépassée.

samedi 24 août 2013

Etre le miroir de l'autre

Méfiez-vous des flatteurs et préférez-leur les gens qui parlent vrai !Accepter d'être le miroir de l'autre est difficile : il pourrait ne pas aimer l'image qu'on lui reflète !
Il faut donc avoir du courage et risquer de perdre l'amitié de celui ou celle que l'on veut aider en parlant et agissant vrai, selon notre ressenti et notre conscience, même si on doit s'opposer à lui/elle, ou dire des choses qui risquent de heurter son ego, sa vanité, ou sa sensibilité...
Pour ce faire il faut être soi-même libre et non pas dépendant de l'autre, sinon on restera inévitablement englué dans les mensonges opportunistes, destinés à maintenir la relation coûte que coûte au détriment de la recherche de vérité et de liberté...


 Méfiez-vous des flatteurs et préférez-leur les gens qui parlent vrai !

Pensées sur l'art

Le regard porté sur soi empêche l'art d'éclore, c'est comme de vouloir avancer et en même temps regarder en arrière, on ne voit pas où on va et on quitte le chemin...

La beauté arrive lorsque l'ego de l'artiste ne s'exprime plus et qu'il est au service de l'expression du Principe, et non plus à son propre service...

La spontanéité acquiert, par le travail, des techniques qui lui permettront de s'exprimer plus efficacement.
C'est le but de la discipline et cela demande des années pour que l'outil soit au top pour accueillir l'Inspiration au moment qu'elle aura choisi pour nous visiter...
La même idée n'a pas la même apparence selon qu'elle est servie par un talent travaillé ou un talent brut, mais sommes toutes l'important c'est l'idée et non la technique...
 
L'écriture est solitaire comme la peinture, contrairement à la musique par exemple qui nécessite d'être recréée pour être partagée en concert, mais cette solitude ne me semble pas s'apparenter à un repli sur soi, plutôt une plongée dans l'universel, dans le réservoir collectif qui seul saura parler aux autres... mais en réalité le musicien est solitaire également au milieu de la foule : de cette sorte de solitude sans laquelle aucun rayonnement ne peut émaner de lui. Ce n'est pas lui qui est avec les autres, ce sont eux qui sont avec lui.

C'est une fatalité autant qu'une chance et la clé de la rédemption : tout est toujours à refaire ou à continuer : il n'y a pas de fin, c'est un fait, même s'il est incompréhensible... alors à nous de faire que ce fait fasse notre bonheur et non notre malheur...

Dessin de Maurits Cornelis Escher, artiste néerlandais connu pour ses xylogravures, lithographies et mezzotintos représentant des constructions impossibles, des explorations de l'infini, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes. Il aimait dire à ses admirateurs : « Tout cela n'est rien comparé à ce que je vois dans ma tête ! ».
Dessin de Maurits Cornelis Escher, artiste néerlandais connu pour ses xylogravures, lithographies et mezzotintos représentant des constructions impossibles, des explorations de l'infini, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes. Il aimait dire à ses admirateurs : « Tout cela n'est rien comparé à ce que je vois dans ma tête ! ».

mardi 20 août 2013

L'Ordre Parfait


Quand le désordre s'est installé dans la vie, inutile de se lamenter, ni de le combattre, il faut commencer à remettre de l'ordre, c'est tout.

L'Ordre Parfait est là lorsque l'esprit est redevenu clair.

C'est un diamant qui brille au sommet, et peu importe alors que le monde soit toujours dans la confusion.

Le monde sera toujours confus et en désordre pour ceux qui le sont et toujours parfait et en ordre pour ceux qui le sont.

Tom Raggs

dimanche 18 août 2013

I'll FInd my way back (J.J. Cale)

Tom Raggs rend hommage au chanteur-guitariste américain J.J. Cale récemment disparu en reprenant sa chanson : "I'll Find My Way Back" à la fête d''Espériés le 12 aout 2013, lors de la Première Rencontre intergroupes des Amis de la Source, Vivre en Présence et Sri Aurobindo.
Au clavier Michel Tardieu.
(Ici en répétition.)

 

Rose In The Garden


I'll find my way back to the rose in the garden
I'll find my way back to her sweet arms
I'll find my way back to the rose in the garden
I'll find my way back to her little charms
Wasting my life, just dreaming away
No never again will I ever stray
I'll find my way back to the rose in the garden
I'll find my way back to her sweet arms
Wasting my life, just dreaming away
No never again will I ever stray
I'll find my way back to the rose in the garden
I'll find my way back to her sweet arms

[Je trouverai mon chemin de retour à la rose dans le jardin
Je trouverai mon chemin de retour à ses bras tendres
Je trouverai mon chemin de retour à la rose dans le jardin
Je trouverai mon chemin de retour à ses petits charmes
Gaspiller ma vie, fuir dans le rêve
Non, jamais plus, vagabonder
Je trouverai mon chemin de retour à la rose dans le jardin
Je trouverai mon chemin de retour à ses bras doux
Gaspiller ma vie, en train de rêver de suite
Non, jamais plus je ne jamais s'écarter
Je trouverai mon chemin de retour à la rose dans le jardin
Je trouverai mon chemin de retour à ses bras tendres]


samedi 17 août 2013

Douleur et souffrance



Ce qui est amer est bon pour la santé, ce qui est trop sucré finit par la dégrader...
Le froid mordant redonne de la vigueur et la chaleur ramollit...
L'absence redonne du contraste à l'image de l'être aimé, sa présence en émousse l'aiguillon...


Quand on aime, la douleur n'est plus une souffrance.
Son acceptation nous en libère, car la vie implique une part de douleur que le refus amplifie au lieu de l'apaiser.
Il existe une part de souffrance inutile venant du refus de la douleur naturelle.
Car pour s'en couper l'on finit par se couper aussi de la Joie.

vendredi 16 août 2013

Les mots et la doxa


Les mots sont des petits miroirs qui reflètent la pensée et que la doxa modifie jusqu'à parfois changer complètement leur couleur et leur faire dire le contraire de leur sens initial.
Le travail de l'écrivain commercial est de jongler avec la doxa et l'utiliser, pour donner au lecteur l'illusion de comprendre ce qui est dit.
Le travail de l'écrivain éveilleur est de montrer l’œuvre de la doxa pour l'amener à dépasser l'illusion des mots. 

- Tom Raggs -

dimanche 28 juillet 2013

Principe et dualité




Nous aimerions croire qu’il y a des êtres éclairés dont on puisse suivre les recommandations aveuglément car ce sont des "instructeurs", cela me semble possiblement vecteur d'évolution, mais aussi dangereux.
Il me plait davantage de penser que tout le monde peut apprendre de tout le monde.

Selon ma conception il n’y a pas réellement en nous une personnalité fixe et immuable, quelque chose que nous  pourrions considérer comme une entité constante. Il n'y a que des états intérieurs momentanés, donc plus ou moins stables, plus ou moins fréquents, récurrents, et qui apparaissent comme des traits de caractère, mais ne le sont pas. Ce ne sont que les habitudes énergétiques (intellectuelles, émotionnelles, physiques) qui ont lieu en nous, et pourraient tout aussi bien changer rapidement si nous décidions de porter notre attention sur ce changement.
La conscience n’est pas monolithique, c’est une superposition de différents plans de conscience et de compréhension, on en distingue habituellement sept, qui correspondent aux sept plexus énergétiques principaux du corps, lesquels sont en relation avec le système endocrinien. Selon la façon dont ces centres sont développés et harmonisés entre eux, nous pouvons considérer que le point focal, ou moyen, énergétique, donc de conscience, peut se trouver plus ou moins haut dans le corps. Depuis la ‘maison TERRE’ trois premiers chakras (émotionnel au plexus sacral), en passant par la ‘maison HOMME’ (émotionnel au plexus cardiaque), ou en ‘maison CIEL’ (émotionnel au plexus frontal). L’idéal étant que ces trois niveaux de fonctionnement soient harmonisés, en équilibre, ce qui est rarement le cas.

Le maître du jour peut être l'esclave de demain et vice versa, selon que le comportement sera vertueux ou non : reconnaitre une personne comme ‘supérieure’ ou ‘inférieure’, ou ‘avancée’ ou ‘non avancée’, etc., est une façon erronée de concevoir les relations que la conscience universelle entretient avec elle-même par le truchement des êtres qu’elle anime.
Certes pourtant l’aspirant sur le Sentier a besoin à un moment donné de se choisir un instructeur, un ou des maîtres en qui il reconnait l'action d'une Force, d'un Principe de sagesse, d’amour et d’intelligence, qu'il n'a pas encore ou trop peu développé en lui, et qu'il doit apprendre à discerner et favoriser. Car il a besoin d’apprendre comment trouver en lui-même le "maître intérieur" qui agit avec sagesse, soigne, guérit, explique les raisons cachées de toutes choses de par son existence même qu'il suffit de percevoir, à laquelle il suffit de se conformer.

Selon ma compréhension de ce qu’on appelle souvent « la loi d'Attraction », il y a un Principe unitaire « lumineux » , de conscience, de beauté, de vérité, certes, mais son action n’est pas unitaire, elle est nécessairement double. Cela est expliqué habituellement par le fait que le Principe d’unité doit se polariser d’une façon duelle pour pouvoir se manifester.
 Le Principe peut donc autant, tel Shiva, construire que détruire.
Pour construire, il se mélange à lui-même (entendons par là que les relations interpersonnelles de Principe à Principe sont faciles, évidentes, constructives). Mais lorsqu’il rencontre son contraire (l’ombre, l’incompréhension, l’illusion, le mensonge, la non conscience, autant dire l’ignorance) alors le Principe opère une action destructive.
Cela est habituellement exprimé par la métaphore de la lumière qui, par son existence, détruit l’obscurité (laquelle donc n’a pas d’existence réelle, ontologiquement parlant, c’est un concept désignant une absence de lumière, laquelle seule existe par ses particules et ondes photoniques).

Les instructeurs professionnels, se considèrent souvent de façon manichéenne et incitent à les considérer comme les seuls vecteurs du "Bien", les propagateurs de la "Vérité", etc.
En réalité ils utilisent aussi autant les forces dites "sombres" et destructives, pour manifester l’action de la lumière sur l’ombre. Cela est impossible à éviter et cette question est l’objet de nombreuses confusions.
De même qu'il a été dit que le mal pouvait prendre l'apparence du Bien, pour causer davantage de destruction, de même le Bien peut prendre l'apparence du mal, pour solutionner des situations que la structure duelle de la manifestation ne permet pas de résoudre autrement.
En réalité le mal et le bien sont des notions relatives de notre mental duel ("le bien de quelqu'un" peut être ‘le mal de quelqu'un d'autre’).
Le Bien est la pierre dont la statue est faite, le mal est le ciseau du sculpteur, qui cause des destructions car cela est nécessaire pour faire apparaître des formes.
Cela est visible dans la société (où le pouvoir cohésif civilisationnel est basé sur la ritualisation du crime et l’usage institutionnel du mensonge), comme dans l'individu qui doit quitter ses anciennes peaux, souvent avec souffrance, pour grandir, et sculpter son être en se débarrassant des épaisseurs qui le masquent à lui-même. Le mal n'est donc dans ce cas que la nécessaire situation qui oblige les récalcitrants à s'éplucher pour aller davantage vers son essentiel.

Ces notions morales simplistes faisant intervenir la notion de Bien et de mal font partie d'un folklore caduc qu'il faut quitter, comme on quitte le mental et les apparences, on doit quitter des notions duelles relatives et illusoires pour entrer dans le "Voir" du monde et de l'Être Véritable.
Alors nous sommes délivrés, n’étant plus les auteurs de nos actes, de nos pensées, de la responsabilité de ‘conformer’ notre être à une apparence de Bien qui arrange la société, mais ne présente aucune véracité spirituelle.
Car notre essence est le Principe lui-même, vu comme tel, comme conscience et volonté, motif véritable et moteur de nos actions, conseiller de notre intellect, cœur du ressenti de nos relations émotionnelles envers nous-mêmes, les autres, le monde.

Principe et dualité
Tom Raggs
Les Amis de la Source

mardi 23 juillet 2013

Les blagues qui dérangent et qui font pas rire de Tom Raggs

C'est en observant la dentition qu'on arrive à savoir de quoi se nourrissent les diverses races. Et en effet tout s'éclaire : nous pouvons ainsi voir que l'occident blanc, américano-sioniste, possède une dent contre l'islam, d'où ce besoin de chasse aux terroristes arabes et autres enfants palestiniens réputés dangereux.

samedi 20 juillet 2013

La 'textostérone'

Je suis un intellectuel secondaire introverti, surtout "couillu des circonvolutions" et j'aime me shooter à la "textostérone".
Merci de ne pas vous faire de fausses idées : un grand esprit est souvent un type très ordinaire dans la vie courante.
De même que beaucoup de gens charismatiques n'ont absolument rien dans le bocal.

(Pensée du jour en forme de pied de nez, par Tom Raggs.
Dessin : Kafka par Robert Crumb.)

jeudi 18 juillet 2013

Sermon sur la Montagne





Quand la Sagesse parle, le début du discours n'est pas la fin du Silence.

Tom Raggs


Le Sermon de la Montagne par Carl Heinrich Bloch, 1890.

Commentaires FB : Sermon sur la Montagne

mardi 16 juillet 2013

Végète à quoi ?

Je ne mange plus la chair d'animaux "sacrifiés"  au nom de la soi-disant supériorité humaine.

Ce faisant l'on intègre à notre système vibratoire leurs vibrations de peur, et l'on devient soi-même des victimes.

Car les Prédateurs de la race humaine, qui nous traitent comme du bétail, ressemblent à s'y méprendre à des humains mais ne le sont pas !!!

Commentaires FB : Végète à quoi ?

dimanche 14 juillet 2013

La Merveille des merveilles

La Merveille des merveilles est vue de loin comme repoussante et tant qu'on n'a pas fait d'efforts suffisants vers elle, elle ne livre pas sa beauté secrète, c'est difficile à comprendre pour la plupart, et donc oui, la méditation est une école de volonté tout autant que de lâcher prise.




Un pas vers le haut, un pas vers le bas; un pas vers l'intérieur, un pas vers l'extérieur; un pas vers la discipline, un pas vers la spontanéité.
C'est dans l'union des petits principes contraires que se rencontre le Grand Principe Unitaire.

Commentaires facebook : La Merveille des merveilles

samedi 13 juillet 2013

Parano

Qui se défend contre des attaques imaginaires suscite l'adversité.
tom raggs

Parano on FB

vendredi 28 juin 2013

Triste (Tom Jobim)


"Triste é viver na solidão". esta canção é dedicada à minha pequena irmã.



Triste

Triste é viver na solidão
Na dor cruel de uma paixão
Triste é saber que ninguém
Pode viver de ilusão
Que nunca vai ser nunca vai dar
O sonhador tem que acordar
Tua beleza é um avião
Demais prum pobre coração
Que pára pra te ver passar
Só pra me maltratar
Triste é viver na solidão


[Triste est de vivre dans la solitude
Dans la douleur cruelle d'une passion
Triste est savoir que personne ne peut vivre d'illusion
Cele ne peut être, ne peut marcher
Le rêveur doit se réveiller

Votre beauté est un avion
Trop pour un pauvre cœur
Qui s'arrête de te voir passer
Juste pour me maltraiter
Triste est de vivre dans la solitude]




vendredi 7 juin 2013

Le groupe Facebook « LES AMIS DE LA SOURCE »


Quand je suis arrivé sur Facebook il y a 6 mois, j’ai participé à plusieurs groupes. Le premier groupe dans lequel j’ai écrit a été dissout et mes textes ont été perdus. Dans le deuxième j’ai été censuré car je dérangeais par des propos trop avancés ou en dehors du sujet (selon sans doute le jugement d’un des administrateurs).

J’ai donc décidé de m’exercer un peu à écrire chez les autres (ce que je continue à faire), et de fonder mon propre groupe le plus tôt possible.
Dans un groupe, j’ai toujours commencé par observer l’ambiance, essayant le plus possible de respecter le but et le ton que le créateur du groupe avait voulu instaurer. Si ce ton me convenait, je n’avais donc aucune frustration à suivre les préceptes communs au niveau du groupe, et si ce n’était pas le cas, c’est que le groupe ne me convenait pas et donc je n’y restais pas, ou ne m’y exprimais pas.
Ne pas procéder ainsi aurait été un manque de respect des autres et de l’hôte chez qui j’étais invité. C’est pourquoi je n’ai jamais contesté la bonne volonté d’un chef de groupe ni son autorité pour décider de ce qui était acceptable chez lui ou non. Je n’ai donc pas eu à affronter la honte d’une exclusion, et je suis resté en bons termes avec les autres administrateurs. J’ai beaucoup appris d’eux dans la façon de gérer un groupe pour favoriser le bien commun.
Ceux qui ne comprendraient pas ou ne seraient pas d’accord avec ces principes élémentaires que j’ai moi-même respectés n’auraient rien à faire dans un groupe dont je serais le créateur. Les raisons qui m'ont poussé à créer le groupe « Les Amis de la Source » sont les mêmes que celles qui me poussent à ne pas vouloir accepter que n'importe quoi ne s’y déroule.

« LES AMIS DE LA SOURCE » : Déclaration d’Intentions.

Dans un groupe il faut une confiance réciproque. Qu’il soit un espace de partage où on va pouvoir se sentir à l'aise, sans avoir peur d'être jugé, agressé, moqué, sinon tout se ferme et la communication n'est pas possible.
La question de la souplesse, disponibilité par rapport à la vie extérieure est le jeu général du web, c’est un préalable supposé intégré, notamment en ce qui concerne la « nétiquette ». Le but du groupe est que les gens puissent aborder des questionnements intimes en toute liberté, parler de choses subtiles sans masque et s’entre aider mutuellement. Alors le groupe atteindra sa finalité ; et le  bel égrégore nourrissant qu’il constitue déjà se renforcera pour le bien de chacun.
Comme l’administration n’est pas synonyme d’appartenance aux R.G., aucune enquête préalable n’est faite sur les postulants : toute demande est en général acceptée. Mais il existe une période probatoire où les comportements des nouveaux arrivants sont observés.
Afin de vous permettre de mieux cerner ce qui est attendu des « Amis de la Source » (c’est un groupe d’amis en effet, et non un forum, plus précisément un groupe initiatique, où le cheminement sur le Sentier est le dénominateur commun entre les membres), voici une liste non exhaustive des comportements non acceptables (et qui peuvent entraîner une désinscription sans autre forme de procès, et sans avoir à se justifier).

COMPORTEMENTS INADÉQUATS :

- Les comportements stériles tels que moqueries, provocations répétées (le facteur répétition après avertissement(s) étant un critère important de non adéquation) pouvant générer des polémiques inutiles et de la division, plutôt qu’un sain débat d’idées.
- Les querelles nominatives. Rester le plus possible dans le débat d’idées. Et si on parle de faits ayant lieu ou ayant eu lieu dans le groupe, ou de personnes, ne pas citer les noms des protagonistes de façon à ne pas leur nuire. (Si quelqu’un qui n’a pas suivi les différents arrive, il n’a pas à savoir de qui on parle exactement, s’il veut le savoir, il doit prendre connaissance des faits avant d’avoir à lire des commentaires au sujet des faits et des personnes incriminées.)
- Les rationalisations interminables de la part de gens qui visiblement discutent non pour s’exprimer et apprendre des autres mais pour se faire remarquer de façon compulsive et monopoliser toute l’attention par des pavés illisibles. (Dans le cas où les personnes sont très créatives ce qui est une qualité, elles sont encouragées à écrire leurs propres articles, créer leur propre groupe d’influence et non envahir ceux des autres).
- L’arrogance stérile ne sachant pas se mettre à la place de ceux qu’on  aurait pu blesser par des propos trop directs ou trop peu nuancés, ne sachant pas dire : « Pardon si j’ai pu vous/te blesser, ce n’était pas intentionnel. »
- Ne pas tenir compte des avertissements ou avis qu’on leur adresse, surtout s’ils émanent de l’administrateur du groupe.
- Être dans l’incapacité de communiquer avec les autres membres du groupe, et ne se servir de celui-ci que comme une plateforme et faire valoir à ses propres publications, sans participer aux publications des autres, et sans créer de lien avec les autres.
- Publier des publicités ou des offres commerciales : aucun prix ne doit figurer dans les énoncés des stages, conférences et autres informations (ou sinon sous forme de lien extérieur vers un autre site qui détaille les modalités de l’organisation des manifestations, à la limite une info discrète, enchâssé dans une photo).
- Publier des sujets sans aucun rapport avec les buts du groupe. C’est à vous de ressentir si les publications sont en harmonie ou non. En parcourant la page d’accueil, vous pourrez constater que l’éventail est très large et n’exclut pas l’humour, voire les sujets de société,  politiques (le rapport entre l’éveil et la société et sa gestion fait partie des préoccupations qui sont à l’ordre du jour aux Amis de la Source et donc parfaitement légitimes).
- Publier des propagandes ou des incitations à la haine, la division, le sexisme, le racisme et toutes choses contraires à la loi et aux bonnes mœurs.
- Faire la leçon aux personnes mieux informées que soi sur des sujets qu’on ne maîtrise pas. (Dans ce cas les participants sont invités à d’abord prendre connaissance des références et avis qui sont indiqués, avant de s’exprimer).
- Commenter des publications que visiblement on n’a pas lues, vu la teneur du commentaire.
- En règle générale tout ce qui peut refléter une intentionnalité peu recommandable et un manque de respect des lecteurs en particulier les membres du groupe. (Notamment des menaces ou tentatives de pression ou harcèlements en messages privés.)

POUR UNE BONNE COMMUNICATION :

- Commentaires concis, de 15/25 lignes environ, reprenant de façon précise l’idée en cours et non une liste d’idées hors sujet et trop nombreuses auxquelles il est impossible de répondre.
- Messages plus longs en publications séparées ou articles en ne publiant sur la page d’accueil que le lien vers l’article et un court commentaire.
- Respect du lecteur : je sais que tout le monde n’est pas à l’aise avec l’écrit, donc aucune remarque ne sera faite par rapport à l’orthographe, mais ce n’est pas une raison pour ne pas se relire avant publication !
- Gratuité des échanges est-il nécessaire de le préciser ?

Toutes ces recommandations peuvent paraître exagérées, mais, au bout de 4 mois de fonctionnement et un accroissement du nombre de demandes, il nous est apparu nécessaire de préciser tout cela. Gratitude envers les personnes dont le comportement m'a permis de définir cette présente déclaration d'Intention.

BIENVENUE

Et voilà ! Si ces conditions vous conviennent, ce que je souhaite bien sûr, alors sachez que votre présence sera appréciée et respectée ici, et que nous essaierons de vous aider aux mieux de nos possibilités (hormis financièrement, c’est un groupe de développement spirituel et non une association de charité), et nous serons reconnaissants également de l’aide que vous pourrez croire devoir nous offrir, dans le partage du coeur et la sincérité.
Et si elles ne vous conviennent pas, merci de ne pas postuler pour appartenir au groupe, c’est la meilleure façon de ne pas se voir désinscrire, ce qui peut être désagréable, j’en conviens bien volontiers.

Les Amis de la Source :
https://www.facebook.com/groups/520852061268945/

jeudi 6 juin 2013

QU’EST-CE QUE LA MÉDITATION ?


La méditation est un espace que l’on crée, où on s’autorise à ne rien faire d’autre que d’apprendre l’art de la vision intérieure. Neutre. Dans les premiers temps règnent le flou, la confusion, on ne distingue pas grand-chose sinon un défilé ininterrompu de pensées désordonnées. Puis peu à peu au fil des mois, des années, la vision s'affine au-dedans : on distingue dans son corps énergétique ce qui est sombre et ce qui est brillant, le négatif et le positif, on distingue les zones bloquées de ce qu’on appelle l’ombre, puis on apprend à développer peu à peu le positif qui prend la place du négatif et ainsi l’ombre s’évacue, par des larmes, des colères, comme des abcès qui se vident.
C’est une alchimie, une lente transmutation, transformation, qui se développe et se déroule pendant des années.

Ce processus est la dynamique même de la vie.

Ce processus a lieu même en absence de tout méditation, mais dans ce cas il demeure inconscient et ne mène que plus difficilement à l’éveil. Car l’ombre recelant des affects pénibles, elle a la fâcheuse tendance à se protéger de l’énergie lumineuse de la conscience.

La méditation est un travail de patience où il faut persévérer régulièrement pendant longtemps, et on pense parfois qu’il faille pour ça développer une volonté de fer.
Cette vision erronée ne tient pas compte du fait que toute volonté « velléitaire » (définie et sous tendue par un désir superficiel et non un amour profond), densification d’une partie de l’esprit qui veut influer sur l’ensemble, est une entrave. Car si ce genre de quête partant de la volonté de l’ego peut obtenir un certain genre de résultats extérieurement, elle ne peut produire l’Énergie de Transformation de l’Alchimie Interne.


Cette énergie, que j’ai définie comme le Feu spirituel, ou le Principe, à la fois vibratoire et corpusculaire, est le produit d’un métabolisme à la fois physiologique (alimentaire et respiratoire) et psychique. Elle n’est pas produite par la volonté ou le désir de transformation, mais par l’accueil en son esprit de ce qui EST, dans une attitude de lâcher prise.
Pour compléter cette conception organique de la méditation (se rapprochant de celle des arts internes du chi kung) on peut dire aussi qu’avant même de porter des fruits directs (Vision et développement du Vrai), elle en porte des indirects : l’apprentissage de la persévérance, de la discipline sans objet, sans but et sans récompense immédiate. La méditation donc développe la Volonté vraie, force agissante nécessaire pour avancer dans la vie...
Quand je dis discipline sans but et sans objet ce n'est pas tout à fait exact : il y a le but lointain de s'améliorer et se transformer soi-même, mais dont l’acuité ramenée au moment présent est quasi nulle. Sans objet, ce n'est pas complètement vrai non plus : l’objet est soi-même.
Mais cet objet est non clairement défini, multiforme, fluide, sans cesse changeant, ce qui fait que pour pouvoir l'observer efficacement il faut être sans but, sans désir d'observer une chose particulière. Car rechercher une chose précise pose l’image de cette chose dans l'esprit qui ainsi se rend aveugle à tout ce qui n'est pas ça, et par conséquent il n'est plus capable d'observer. Le désir de résultat, ou de regarder tel type de phénomène en soi, pour le rechercher ou le fuir rend l'esprit étroit et borné, incapable d'appréhender tout ce qui n'a pas été défini par la forme particulière de sa recherche.

En physique quantique on dit que l'observateur influe sur ce qui est observé, et dans le domaine de l'esprit c'est la même chose ; l'esprit étant très subtil et malléable, la façon dont on observe conditionne ce qui est observé.
La méditation consiste donc avant tout à apprendre à observer avec une conscience décrispée, acquérir par le lâcher prise une vision intérieure libre de tout filtre opéré par le désir ou la peur qui empêchent l’observation. Ainsi la méditation nous conduit vers l’ombre et la lumière simultanément et vers la vision de la façon dont l’une est peu à peu remplacée par l’autre.

dimanche 26 mai 2013

MAÎTRES ET IGNORANTS



Les « Ignorants » (disons « non encore éclairés ») obéissent à leurs peurs, mais ne s'en rendent pas compte. Car généralement elles sont enfouies profondément et ne s'expriment que par un désir exacerbé de contrôle, de pouvoir, de richesses.
Tout leur discours n'est qu'une rationalisation sans fin, pour ne pas voir ce fait.
Ils contestent systématiquement les idées qui pourraient les amener à prendre conscience de leur fonctionnement et donc sont toxiques pour ceux qui ne fonctionnent plus comme ça, ceux qui ont réellement quitté le monde de la peur, n’entendent pas y retourner, et ont émigré vers leur être réel (sont fondés désormais sur l’amour,  le Principe, ou la Source).
Parmi ces ignorants, certains écrivent bien ou parlent bien ; et ils réussissent à convaincre d'autres ignorants comme eux de la validité de leurs élucubrations insensées, car tous ces gens restent à la surface des mots et ne sont pas capables d’un raisonnement cohérent, ne pénétrant jamais dans l'essence des choses pour juger de la validité des idées. Ils ne peuvent donc pas comprendre ce qu'on essaie de leur dire en toute compassion, et sans vouloir leur nuire bien au contraire. Ils restent obstinément enfermés en leur mental, où ils tournent en rond sans fin dans des démonstrations incohérentes et stériles.
Ils n'ont pas l'humilité suffisante pour apprendre des sages, en toute simplicité. Ils sont des faussaires qui essaient de singer la sagesse, mais sans avoir le « mana », alors ça ne fonctionne pas ; et ils en veulent aux maîtres d’avoir su le trouver, ils sont jaloux de leur charisme, qu'ils attribuent à un ego surdimensionné, alors que c'est précisément l'inverse. Ils les attaquent sur les questions de pouvoir, ou de manipulation, aidés en cela par la doxa obscurantiste qui manipule leurs peurs en diabolisant les mouvements spirituels minoritaires (pour des raisons évidentes de contrôle politique qui leur échappe totalement également, puisqu’ils nient leur propre conditionnement et se prétendent « libres »). Les ignorants pensent que les « maîtres » fonctionnent comme eux de façon perverse, en essayant de manipuler les autres et d’abuser d’eux. Mais s’il y a des problèmes avec des maîtres, au niveau social, c’est souvent à cause du fait que des disciples ignorants se manipulent eux-mêmes, soit en adulant des maîtres et se soumettant à eux de façon malsaine, soit au contraire, pour ne pas avoir à le faire, en les attaquant, les dénigrant et les salissant, pour ne pas avoir à se remettre en question ni reconnaître la valeur de leurs enseignements.

Un vrai maître regarde les autres maîtres de la même façon qu’il regarde tout et tous, ignorants compris, c'est-à-dire avec compassion.
Un vrai maître peut se prétendre ou ne pas se prétendre maître.
Il peut avoir ou ne pas avoir de disciples.
Ce n'est pas le titre qui fait la valeur de l'enseignement, mais l'amour qui émane de la personne.

Un enseignement de Lumière vise toujours à démasquer ce qui est faux et amener les gens vers leur vérité, il vise à les rendre libres, ce que les ignorants refusent inconsciemment, tout en prétendant le contraire. Ces gens ont le chic pour entortiller les autres dans des manipulations sans fin et les culpabiliser de leur « manque d'amour », s’il n'obéissent pas à leurs injonctions perverses visant à les accepter pour ce qu'ils ne sont pas.
Si on refuse de jouer ce jeu parce qu'on le perçoit comme faux, alors ils révèlent leurs vraies intentions et deviennent hargneux: ils contestent tout au hasard, sans plus se préoccuper de la valeur réelle des idées qu’ils rejettent, des idées souvent tout à fait valables et éclairantes.
Ce sont des fauteurs de troubles qui ne sèment autour d'eux que leur désordre intérieur.
On peut et doit leur pardonner, mais aussi nous avons l'obligation de nous protéger de ce genre de personne.
On ne peut aider que ceux qui ont l'humilité de reconnaître qu'ils ont besoin d'aide.
Qu'ils soient des maîtres ou des ignorants !